#MeToo

Feminista publie un témoignage qu’une lectrice nous a envoyé. Son texte prouve, une fois encore, l’inlassable répétition des violences sexistes. Nous le publions en solidarité avec elle, et pour montrer notre détermination à ne plus rester dans le silence.

J’ai beaucoup hésité à écrire mon « #metoo », d’abord parce que c’était compliqué de mettre en mots des expériences que j’ai longtemps minimisées. Pas seulement parce que la société l’imposait, surtout parce qu’elles sont tellement fréquentes qu’on ne peut pas tenir, individuellement, si on s’attarde trop longtemps sur ce que ça nous fait vraiment ressentir une « simple » main aux fesses, un mec qui te suit, ou juste qui te rappelle que tu n’es qu’un objet sexuel au détour d’un feu rouge. Ensuite, parce que je ne me sentais pas légitime, devant la lecture (bouleversante) d’autres témoignages, à écrire le mien. Parce que je n’ai pas à me plaindre, j’ai de la chance moi, je n’ai pas (encore ?) vécu d’agressions sexuelles graves. Et puis, c’est en me répétant que « j’avais de la chance », que j’ai réalisé l’ampleur du problème, du système dans lequel on évolue. Putain mais on se considère chanceuse de ne pas avoir été violées, sérieusement ?! On doit donc se considérer chanceuse de ne s’être pris « que » des mains aux fesses, alors que je suis persuadée qu’on s’en est quasiment toutes prises pourtant. Alors voilà :

- 14 ans, mes premiers concerts, Paris. Ce mec qui a profité que j’étais coincée par la barrière à l’avant, au premier rang, pour passer son temps collé derrière moi, même quand je le repoussais. Et moi qui n’ai rien osé dire aux copines, et encore moins aux vigiles qui étaient pourtant à côté.

- 15 ans, sur le chemin du lycée. Cet homme, propre sur lui, l’âge d’être mon père, un midi, rue Mouffetard, qui m’a demandé avec insistance quel âge j’avais. Devant mon refus de le lui dire parce que « ça ne vous regarde pas », il finit par me lâcher, avec un grand sourire satisfait : « C’était pour savoir Mademoiselle, vos seins, ils sont refaits ? ».

J’avais tout juste 15 ans connard, je commençais à peine à découvrir ce que c’était que « d’avoir des seins ». J’aurais pu être ta fille. Le pire, c’est que je me souviens encore du débardeur que je portais, parce que je m’en suis voulu de l’avoir mis.

- 15 ans toujours, ce frotteur dans un bus blindé à Rome, dont on sentait l’érection. Les regards gênés pendant les 20 mn de trajet avec ma correspondante italienne. On était jeunes, on ne savait pas comment réagir, alors on a juste attendu d’arriver à notre station pour enfin sortir.

- 18 ans. Ce mec plus âgé qui était dans mon lycée, avec qui je venais de discuter au café du coin, et qui m’a embrassée alors que je n’en avais aucune envie. « Mais laisse-toi aller, tu verras ». J’ai tellement pas compris d’où ça sortait que j’ai mis quelques secondes à réaliser ce qu’il se passait avant de le repousser. Je m’en suis voulue du coup, énormément, de ne pas l’avoir arrêté tout de suite. Je me suis demandée à quel moment il avait pu croire que j’étais intéressée. Quand j’ai pris soin de préciser dès le début de la conservation que j’avais un copain ? Quand j’ai répété 10 fois que j’étais amoureuse de lui ? Que la fidélité dans le couple c’était quelque chose de très important pour moi ? Je me sentais coupable, j’avais l’impression d’avoir trompé alors que je n’en avais aucune envie. Il m’a fallu des années pour ne plus être mal en repensant au contact de ses lèvres sur les miennes.

- 22 ans, un parc en Uruguay. Ce gamin en vélo qui a passé sa main sous ma robe quand je me baladais sous 35 degrés, et puis a continué à rouler en se retournant pour être sûr que je voie qu’il était fier de lui. Ce sentiment de vulnérabilité et de détresse qui a suivi alors que je faisais du tourisme, seule, dans un pays où je ne connaissais personne et dont je ne parlais pas la langue, et qu’on venait de me signifier que je n’étais qu’un objet sexuel.

- 22 ans cette même année, mon premier boulot de serveuse, Paris. Je n’ai même pas un « ce mec » précis à raconter tellement il y en aurait. Je me souviens surtout, à l’époque, de m’être pris en pleine face ce qu’était le machisme. De m’être dit que j’avais eu de la chance, jusque-là, d’avoir grandi dans un milieu qui m’avait relativement préservée de ça. J’oublie les clients, rien que le rapport avec les collègues, serveurs, barmen, cuisiniers. Même ceux qui sont pourtant, malgré ça, devenus des potes. Les surnoms, les réflexions, les attouchements. Et le pire, c’est que pour avoir appris à connaître ces gars, je sais qu’ils n’avaient pas l’intention de mal faire. Qu’ils ne comprenaient pas où étaient le mal à me donner ces surnoms en référence à ma poitrine, qui pour eux étaient une marque d’affection. A me mettre une main aux fesses, ou ailleurs, « parce que j’étais leur pote ». Ouais, tous ces trucs-là, pour eux, c’était réellement un signe que j’étais acceptée, que j’étais devenue l’une des leurs, que je faisais partie de la famille. Qu’ils me respectaient en somme, bien plus que quand ils ne me calculaient pas parce que j’étais la petite nouvelle qui avait peur de parler aux clients. En y repensant, je me dis que y a encore vraiment du boulot d’éducation à faire…

- 22 ans toujours. Ce très bon ami, que je sais pourtant mettre un point d’honneur à être respectueux avec les femmes, que j’ai dû engueuler un soir en sortie de boîte pour qu’il lâche une amie avec qui il voulait rentrer, alors qu’elle lui avait répondu qu’elle avait juste envie d’aller dormir, seule. Quand j’ai dit à cet ami, quelques jours plus tard, qu’il avait déconné ce soir-là, qu’il était bourré et lourd et qu’il avait mis mon amie mal à l’aise à être aussi insistant, il s’est justifié en rigolant : « Mais c’est que je n’aime pas qu’on me dise non ! ». Quand je lui ai répondu que c’était une phrase typique de violeur, ça ne lui a pas plu. Mais, je crois que depuis il a compris.

- 25 ans, soirée électro à Paris. Ces trois mecs qui ont fait mine de rien quand je me suis retournée avec un regard noir parce que je venais de sentir une main remonter le long de ma cuisse jusqu’à épouser consciencieusement la forme de ma fesse. Cet instant d’hésitation, est-ce que je les insulte, est-ce que j’appelle mes potes qui sont à côté, ou est-ce que je refoule, je minimise pour pouvoir continuer, moi aussi, à profiter de ma soirée.

- 26 ans, rues de Paris, la nuit. Ce mec qui m’a interpellée depuis sa voiture alors que je marchais pour rentrer chez moi, et qui face à mon absence de réponse, m’a suivie en bagnole sur tout le chemin. A ralentir pour s’arrêter et m’attendre à chaque feu, à chaque croisement. Il était 3h du matin, je n’avais plus de batterie, j’avais 20 mn de marche jusque chez moi, et je savais que les rues que je devais prendre étaient désertes à cette heure, quel que soit le détour envisageable pour l’éviter. La peur. La première fois où je me suis dit « ok, j’ai l’habitude d’être sur mes gardes quand je rentre le soir, on a toutes l’habitude. Mais cette fois, c’est pas pareil. Cette fois, j’ai peur. Pour de vrai ». L’envie de lui hurler très fort « mais dans quel monde tu crois que je vais m’arrêter pour te parler, là, à 3h du matin dans des rues vides ?! dans quel monde tu peux croire réussir à ‘‘draguer’’ une fille de la sorte ?! ». Et la colère aussi, de ne pas pouvoir rentrer tranquillement chez moi, dans mon quartier, là où j’ai grandi, la colère de me sentir ainsi restreinte dans l’espace public, dépossédée de ces rues qui sont tout autant les miennes, merde ! J’ai marché vite, et loin de la chaussée, jusqu’à la première station vélib. Et j’ai pédalé encore plus vite, sur le trottoir, en espérant qu’il lâche l’affaire. Jusqu’au dernier feu rouge, il était encore là. Je n’ai réussi à le semer qu’en coupant par un passage qui n’était pas accessible en voiture pour accéder à ma rue. J’ai garé mon vélib’ et j’ai couru tout le long de ma rue jusqu’à ma porte d’immeuble.

- Deux semaines plus tard, fermeture de bar. Ce pote, qui m’a reprochée d’avoir été beaucoup trop agressive avec « ce pauvre mec » qui n’avait rien fait de mal. J’avais simplement refusé, poliment, d’interagir avec « ce pauvre mec » bourré qui « draguait » lourdement toutes les filles qu’il croisait devant le bar, et, devant son insistance, lui avait dit, calmement, qu’il me dérangeait. Malgré mes explications à ce pote, que ce genre de « pauvre mec », on y était trop régulièrement confrontées, alors que oui, à force, on devenait moins patientes, mais que malgré mon ton ferme (qui n’était pas de l’agressivité mais de la peur, en fait) je ne lui avais pas manqué de respect, il a maintenu sa position. C’était moi le problème.

- 27 ans, terrasse de bar, ce mec, ouvertement homo, que je viens de rencontrer et avec qui je discute depuis 20 mn, qui m’attrape le sein sans prévenir : « désolé, mais ils sont tellement beaux tes seins, c’était trop tentant ». Quand je m’offusque, il me répond « mais t’inquiète, y a pas de souci, je suis gay ! ». Ah, pardon. Tu n’as pas envie de coucher avec moi, donc c’est open, t’as le droit de me tripoter. Cool.

- 27 ans, arrêtée à un feu rouge sur mon vélo. Ce motard qui me fait une réflexion salace parce que ma robe remonte un peu. Je démarre sans réagir, il continue en me doublant. Je lui réponds, et là, ce n’est pas lui mais sa copine (!), sur la moto d’à côté, qui m’envoie un « mais ferme ta gueule, connasse ».

Résultat, j’ai porté ma veste autour de ma taille le reste du trajet, pour être sûre de ne pas me refaire emmerder.

Sauf qu’à chaque fois qu’on adapte notre attitude à vos comportements oppresseurs, vous avez gagné. Vous avez restreint notre liberté, d’habillement, de mouvement, de déplacement. Notre liberté d’être. J’ai appris, grâce à vous, dès les premières années où j’ai eu de la poitrine, que vous étiez désormais autorisé à me sexualiser, à un âge où je n’avais même pas commencé à avoir une vie sexuelle. Alors j’ai appris à ne plus mettre de hauts moulants, et encore moins de décolletés, la plupart du temps. Mais le jour où on m’a attrapé le sein, je portais pourtant une chemise très ample.

J’adore danser, mais danser vraiment, pour moi et non pour vous plaire, en m’abandonnant complètement à la musique, en oubliant le monde extérieur. Mais je ne danse vraiment pleinement que lorsque je suis dans un contexte « sécurisé » : une fête chez des gens que je connais, ou à l’extérieur lorsque je sais être entourée d’amis (mecs) qui surveillent pour moi. Mais le jour où on m’a caressé la fesse en boîte, j’avais pourtant une bande d’amis mecs à côté, sauf qu’à cet instant précis, pour une fois, ils n’étaient pas juste derrière moi.

Plus jeune, j’adorais me promener dans les rues de Paris, la nuit, profiter de ma ville quand elle est endormie, ma musique dans les oreilles. C’étaient des moments rien que pour moi, hors du temps. Mais j’ai appris à ne plus oublier mon vélo quand je sais que je vais rentrer tard, et à limiter mes déplacements à pieds à des trajets courts et que je connais.

J’ai aussi pris le réflexe depuis plusieurs années de pousser soigneusement la porte de mon immeuble derrière moi, après que deux de mes amies ont été agressées dans leur hall d’entrée, à quelques mois d’intervalle, dans deux quartiers très fréquentables de Paris. Mais c’était un peu de leur faute hein, elles n’avaient pas remarqué qu’elles étaient suivies.

Je n’ai écrit que les expériences qui me sont venues spontanément, c’est-à-dire celles qui m’ont vraiment marquées. Je sais que de mes 14 à mes 22 ans, avant que je commence réellement à entendre parler du harcèlement de rue, et avant d’être confrontée au monde du travail, tout ça me paraissait normal, c’était comme ça. Ca faisait partie du jeu, il fallait faire avec comme des intempéries quand t’es dehors sans parapluie. Alors pendant longtemps, je n’ai pas prêté attention à ces attaques répétées qu’on subit toutes au quotidien, juste parce qu’on est femmes. Celles dont je me souviens encore ici, c’est qu’elles ont dû être, plus que les autres, traumatisantes, sans forcément que je ne m’en rende compte sur le coup.

Je me souviens, ado, d’avoir reproché à une amie qui se faisait très régulièrement interpeller par des mecs quand on était dans la rue, de systématiquement leur parler. Je lui reprochais de s’arrêter, d’être sympa, de nous faire perdre un quart d’heure de notre soirée pour discuter avec des gars dont on n’avait rien à foutre, et que pendant ce temps-là, moi je flippais qu’il nous arrive quelque chose. Moi je voulais juste qu’on trace notre route et qu’on arrive vite à destination, parce que j’avais intériorisé le fait qu’on n’avait pas à être là, en tant que filles, dans la rue le soir. On avait 16 ans, je me souviens exactement de ce qu’elle m’a rétorqué : « Il faut toujours leur répondre gentiment, sinon c’est là qu’ils te posent problème ». Et vous savez la meilleure ? C’est qu’elle avait raison. Je vais avoir 28 ans, et jusqu’ici c’est un des meilleurs conseils que l’on m’a donné lorsqu’on veut évoluer « librement » en tant que femme en milieu urbain. Depuis qu’on a un corps de femme (voire depuis qu’on est gamines, à lire d’autres témoignages…), et bien avant de se considérer femmes nous-mêmes, on doit donc, pour être « tranquilles », patiemment, poliment, gentiment, perdre notre temps à répondre, avec le sourire, à des mecs qui, constamment, nous rabaissent et restreignent notre liberté. C’est d’une tristesse, vous trouvez pas ?

Dès l’enfance, j’ai été assaillie d’injonctions à la méfiance par ma mère. Ne parle pas aux inconnus, ne crois pas quelqu’un qui vient te chercher de notre part à l’école s’il ne connaît pas notre mot de passe, ne marche pas sur le bord du trottoir tu pourrais te faire enlever par une voiture, ne va jamais aux toilettes toute seule au restaurant, etc. Je ne lui en veux pas à ma mère, je voyais bien qu’elle avait réellement peur pour moi. Dès toutes petites on nous apprend à avoir peur, on nous apprend que, parce qu’on est des filles, on est des proies potentielles. Alors, on nous apprend à « faire attention ». On doit faire attention à ne pas être suivies quand on rentre chez nous, on doit faire attention à comment on est habillées, on doit faire attention à l’heure à laquelle on rentre le soir, on doit faire attention à notre attitude avec les hommes, bref, on doit se démerder pour ne pas provoquer de situations dans lesquelles on « se mettrait » en danger (comme si c’était de notre faute). Et en fait, c’est épuisant, à la longue, de devoir toujours être sur ses gardes.

Dites, vous voulez pas qu’on partage les responsabilités un peu ? Vous voulez pas, vous aussi, faire attention ? Ne pas vous sentir concernés parce que vous êtes « un mec bien » (un mec normal, en fait) qui n’a pas de comportement déplacé avec les femmes, ça suffit plus. Déjà, assurez-vous que vous n’avez réellement jamais un mot ou un geste déplacé, que vous ne manquez jamais d’empathie quand une copine vous raconte une expérience qui l’a perturbée, que vous ne minimisez pas les situations d’harcèlement ou d’agression. Ensuite, impliquez-vous, bordel ! Ne nous laissez plus le monopole du « faire attention ». Si on se mettait tous à se sentir responsables et à veiller les uns sur les autres, voir ce que ça donne ? Pour couper court aux partisans du #notallmen, j’ai aussi des situations où « ce mec » m’a aidée. Mais contrairement aux précédentes où j’ai dû faire le tri devant l’impossibilité de tout raconter, là je n’en ai que trois, désolée.

- Cet employé de la RATP qui a compris qu’on se faisait suivre par un mec très louche en sortant du dernier métro à Gare du Nord avec trois copines, et qui a quitté son poste pour le suivre à son tour et le faire dégager quand, une fois dans la rue, il a constaté qu’il était toujours en train de nous suivre.

- Ces trois mecs à capuche qui m’ont interpellée de l’autre côté de la rue, à 2h30 du matin, avec un simple « Madame, est-ce qu’il vous embête ? », parce qu’ils avaient vu qu’un type bizarre me demandait du feu. Ils n’ont même pas eu à traverser, le simple fait de s’arrêter et de me parler a suffi à le faire fuir. L’ironie du sort, c’est que sans ce type bizarre, c’est de ces trois mecs, qui me vouvoyaient et m’appelaient Madame alors qu’on avait tous la vingtaine, dont je me serais probablement méfiée en les croisant à 2h30 du mat’ dans la rue.

- Ce cuisinier qui faisait une pause clope devant son restau, à 20h dans une rue blindée, et est venu m’aborder 100 mètres plus loin en faisant comme si on se connaissait : « Hey salut, tu vas bien ? », parce qu’il avait remarqué que j’essayais de me débarrasser d’un mec qui ne voulait pas me laisser descendre la rue tranquille jusqu’au métro.

Voilà, souvent, c’est aussi simple que ça. Et pourtant ça arrive encore bien trop rarement. Et ces mecs, à chaque fois, j’ai à peine eu le temps de leur dire merci qu’ils étaient déjà repartis à leurs occupations. Parce qu’ils ne faisaient pas ça pour avoir ma reconnaissance, pour être traités en héros. Non, ils faisaient ça simplement parce que ça leur paraissait normal. Ca vous dit d’essayer ?

PS : pour ceux qui « tombent des nues » devant tous ces témoignages, cette fois, c’est bon, vous les lisez ? Vous réalisez ? La prochaine fois, vous ne direz plus que « vous ne saviez pas » ? Nan parce que des récits de harcèlement sur les internets, il y en avait déjà pas mal avant ça. Liste non exhaustive :

2010 : lancement de Vie de meuf http://www.viedemeuf.fr/

Dans la rue :

2012 : Paye ta schnek http://payetashnek.tumblr.com (dans la rue)

2013 : Projet crocodile http://projetcrocodiles.tumblr.com/

2014 : vague de tweets #safedanslarue

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-rue69/20140210.RUE1919/peur-dans-la-ville-oui-messieurs-si-vous-pouviez-changer-de-trottoir.html

2014 : http://diglee.com/stop-harcelement-de-rue/

Au travail :

2016 : Chair collaboratrice https://chaircollaboratrice.com/ (à l’Assemblée, suite à l’affaire Baupin)

Paye ta robe http://payetarobedavocate.tumblr.com/ (chez les avocats)

2017 : Paye ta blouse https://payetablouse.fr/ (à l’hôpital)

Paye ta fac https://payetafac.tumblr.com/ (à l’université)

Paye ton taf http://payetontaf.tumblr.com/ (au travail)

Paye ton journal https://www.facebook.com/payetonjournal/ (dans les rédactions)

Pour aller plus loin :

- « L’impunité des hommes célèbres » suite à l’affaire « Amber Heard VS Johnny Deep ». Toujours d’actualité avec Weinstein… : http://www.mirionmalle.com/2016/09/limpunite-des-hommes-celebres.html

- « La phrase suivante est vraie quel que soit le moment où vous la lirez : « Un homme célèbre a récemment été accusé de faire des choses sexuelles à une (ou plusieurs) femme(s) sans leur consentement. » https://abompard.wordpress.com/2017/02/13/7-raisons-pour-lesquelles-tant-dhommes-ne-comprennent-pas-le-consentement-sexuel/amp/